samedi 21 novembre 2009

L'actualité de... la saucisse !

(GB) Primés pour leurs saucisses
Rob Inman et Daniel Wilkinson, qui sont tous les deux charcutiers dans la ville anglaise de Doncaster, remportent chacun un titre aux championnats de charcuterie d'Harrogate. La particularité de ces deux prix, c'est que tous deux consacrent nos jeunes amis pour la qualité incomparable de leurs "sausages"! Comme le dit ainsi avec fierté le journaliste du Star : les habitants de Doncaster sont vraiment bien pourvus en matière de saucisses.


(GB) Un concours du meilleur charcutier sur BBC3
Dans le jury figure notamment le "legendary sausage-maker" David Lishman. Celui-ci explique qu'il a longtemps cru que la charcuterie ne donnait pas accès à une très large palette d'expression créative, avant de comprendre qu'il n'en était finalement rien. Il a notamment été très impressionné par la saucisse que Jim a préparé pour le concours !


(GB) Kate price : “That’s not a bad size sausage”
La version britannique de I'm a celebrity. Get me out of here ! réserve de belles surprises. La candidate Kate Price s'est récemment extasié sur la taille des saucisses cuisinées par Justin Ryan, un autre candidat, qui n'est visiblement pas du tout d'accord.


(Allemagne) Je crois que ces gens aiment les saucisses !
Et c'est ça qui est beau.


(Monde) Je peux aussi vous dire que, si vous avez envie de manger des saucisses, on en servira notamment demain au souper de l'Eglise Baptiste de la First North River de Wheaton (USA, Illinois), au North Roe & Lochend Hall des îles Shetland (Ecosse), au Sunday Breakfast du Fraternal Order of Eagles de Racine (USA, Wisconsin), à l'Annual Country Breakfast des Fire and Ambulance Departments de Newark (USA, New Jersey), les 27 et 28 novembre au Téléthon de Pauillac (France, Gironde), le 6 décembre à l'Annual Pancake Breakfast de l'Hernando County La Sertoma Club de Spring Hill (USA, Floride - en compagnie du Père Noël !), etc.

dimanche 8 novembre 2009

Busy making ghosts

A la bibliothèque où je travaille, je dispose souvent d'un "travail de fond", une tâche à faire sur le long terme, sur la quelle je me rabats quand je n'ai plus rien d'autre à faire. Et qu'ai-je fait cette semaine pour occuper les heures vides ? J'ai fabriqué des fantômes. Des revenants par dizaines, avec un cutter et quelques feuilles de plastique enveloppants...

Mais ne vous en faites pas, je n'ai tué personne.

Qu'est-ce qu'un fantôme ? Allons, vous devez connaître : une "apparition qui est accompagnée de la croyance à l'existence extérieure et présente d'un personnage qui n'est plus." Le Wiktionnaire a de ces formules parfois...

Mais un fantôme, dans le jargon des bibliothécaires, c'est aussi un objet qu'on laisse sur une étagère, à la place d'un livre déplacé. Là où je bosse, c'est une plaque de carton avec la cote du livre et l'endroit où ce livre se trouve maintenant. Comme disait Thom Yorke dans sa chanson Skip Divided : "I just need my number and location."

Au milieu des rayons, vous cherchez le volume tant convoité, dont vous avez arraché le nom au catalogue, et au détour d'une allée, vous croyez l'avoir trouvé. Plus qu'un peu d'escalade le long de l'échelle et il sera à vous...mais non. Vous ne trouvez que son fantôme. Un peu comme si, à la place de la personne recherchée, vous ne trouviez qu'une pierre tombale.

Un écho en carton tout maigre, qui n'est plus que l'ombre de la masse de papier, reliée de cuir et débordant de connaissance. Cette masse, on l'a enterré dans une réserve, déplacé sur un autre site, dans un au-delà très loin ; peut-être parce qu'on manquait de place, ou peut-être parce que le système de rangement a changé. Heureusement que le fantôme vous dit où aller, quelle est la prochaine étape de votre quête. C'est qu'il n'a pas envie d'être laissé à l'abandon. Je vais arrêter les références, mais votre princesse est dans un autre château.

Je me demande si certains lecteurs sont découragés quand ils trouvent un fantôme. Il m'arrive parfois d'avoir ce genre de déconvenue, quand je dois ranger un ouvrage et faire la navette entre tous ses emplacements.

Mais au moins, je reconnais une de mes créations. Je découpe, je plastifie, j'imprime et affiche la cote et l'emplacement, et j'enregistre l'endroit que hante ce fantôme. Pour que le lecteur suive ce jeu de piste, et qu'il finisse par retrouver le savoir qu'il recherche. Quand on y pense de la bonne façon, ce n'est pas si inintéressant, comme tâche...